Qui suis-je ? (Achhhhhhhhhh) euh… Bienvenue à vous amis lecteurs !

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Allez, allez… on respire.. Qui suis-je ?

Facile… suffit de rechercher une sorte de résumé dans un dossier pas trop ancien d’un projet de web-série et voilà hop, un premier coupé-collé…

Olivier SAUVY

Journaliste freelance senior pour la presse professionnelle, je collabore régulièrement pour de nombreux magazines et notamment dans le domaine audiovisuel pour l’Ina. A ce titre, j’ai réalisé quantité de portraits et d’interviews notamment une série pour Audi Magazine. Dans le domaine du film documentaire, j’ai réalisé l’enquête journalistique du documentaire « Prisons, histoire d’une faillite » diffusé en janvier 2010 sur France 5, réalisé par Philippe Pichon. J’ai par ailleurs élaboré plusieurs propositions éditoriales de programmes transmédias dont certains s’articulent autour de mon projet de « web-portraits », un concept dont je suis l’auteur dont j’ai déposé la marque en 2009 et tourné un pilote en 2010. J’ai depuis développé plusieurs projets pour des structures de productions web et audiovisuelles.

Et puis un autre… 🙂

Chronologie « artistique »

 1971/1974 : Manager de groupes de musiciens.

1974/1975 : Expériences théâtrales au Portugal pour des spectacles pour enfant avec Isabelle Soto (ex Magic Circus)

1976/1977 : Happening de rues avec Dominique Morin (demi- frère de Patrick Dewaere)

1982/1984 : Journaliste photographe freelance à New-York spécialisé dans la musique latino-américaine.

1990/1996 : Co-écriture de romans pour la jeunesse avec Jean Sauvy publiés chez Casterman (dans la collection Aventures à construire) et chez l’Harmattan.

2001/2002 : Formation à l’écriture de scénario à Aleph Ecritures.

2002/2005 : Création et animation d’un atelier « clandestin » de scénarios (sans supervision). Co-écriture de différents scénarios.

2005/2008 : « Script Doctor » pour plusieurs projets artistiques (Fred Benoît/photographe, Leo Koukissa/peintre, Valentine Cohen et Damien Faure/réalisateurs)

 

Rien d’autre ?

Si, si… mon CV book de journaliste freelance senior !

CV OS 2016 (cliquer sur le nom pour ouvrir le pdf)

A suivre…

 

 

 

 

 

 

 

Lettre à moi-même…

Egocentrique moi  ? Non pourquoi ?

Allez, allez…  Contextualisons !

Je reproduis ci-dessous cette lettre à moi-même  écrite il y a au moins trois ans pour solliciter une formation en art-thérapie.

Las,  je n’avais pas réussi à trouver le financement institutionnel… Et le projet n’avait donc pas abouti… Du moins, sous la forme envisagée…

 

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Auto-interview

 L’autre : Merci de me recevoir. Je sais que ce n’est jamais un exercice facile que de livrer son intimité à un étranger fut-il un autre vous-même… Venons–nous en à toi (je me permets de te tutoyer) et à ton intérêt pour l’Art-Thérapie. Pour commencer, y’a-t-il eu un élément déclencheur ?

Moi : Un ou plusieurs plutôt… Peut-être faudrait-il plutôt parler de faisceau (au sens de la présomption) ou de conjonctions favorables (au sens des ajustements de planètes). Il s’agirait plutôt d’un sentiment diffus qui peu à peu gagne en vous et vous fait croire que le moment est venu d’ouvrir un nouveau temps de vie. Mais s’il faut absolument trouver quelque chose de plus précis… alors oui… peut-être (il réfléchit)… ce serait peut-être le jour où j’ai animé pour la première fois un petit atelier d’écriture avec des enfants en long séjour à l’Hôpital Robert Debré. Depuis deux ans je faisais partie d’une équipe de bénévoles qui s’occupait de « TV Robert » et proposait une émission mensuelle retransmettant en live un concert donné par des artistes musiciens dans un petit studio d’enregistrement interne à l’hôpital et retransmis dans les chambres. Pendant deux ans (2006/2007), j’avais tenu la chronique (textes et photos) de ces moments souvent forts où certaines stars de la chanson française venaient jouer gratuitement pour ces enfants malades. M’était alors venue l’idée de faire participer les enfants qui le désiraient à cette chronique et de les guider dans l’élaboration d’un petit document rendant compte du concert auquel ils avaient assisté. Assez intimidé, je m’étais ainsi retrouvé l’espace de quelques séances avec un petit groupe d’enfants à animer ce petit atelier d’écriture largement improvisé.

L’autre : Et comment s’est passé cette première expérience ?

Moi : Bien… Je me suis senti bien… Curieusement « à ma place », à cet endroit de contact avec les autres mais aussi avec cet autre-moi-même (peut-être toi ?… sourire…), cet autre qui se révèle presque « hors de moi », presqu’à mon « corps défendant ». Celui qui, en temps réel, trouve des ressources insoupçonnées (énergie, pensées et mots) comme venues d’ailleurs… Avec ce sentiment tout à fait exaltant et dont parle souvent les artistes – les musiciens notamment – d’être devenu un passeur. Avec sa force presque naïve, ce moment de grâce et de transcendance a t-il planté en moi un graine qui aurait mis quelques années à germer, à mûrir puis à vouloir s’épanouir ? C’est une des hypothèses…

L’autre : Que peut t’apporter ce contact « constructif » avec les autres (et je ne parle pas de moi cette fois) ?

Moi : Au cours de la décennie écoulée, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’aider des amis. Soit dans une écoute simple soit – et c’est là où va ma préférence – pour contribuer à lever certains blocages éprouvés dans leur processus créatif. J’ai ainsi accompagné un ami très proche à monter sa première exposition photographique sur le thème des « Pieds du monde » (Biennale de Nancy 2005). J’ai également aidé un autre ami peintre à structurer son exposition « Blow-up » interrogeant les interfaces entre le réel et la fiction. Je concluais le texte que j’avais écrit pour présenter l’exposition en invitant le spectateur à « exercer son regard pour trouver sa propre vérité ». Je me suis par ailleurs retrouvé à plusieurs reprises en position de « Script-Doctor » pour aider d’autres amis auteurs-réalisateurs ou scénariste à développer ou finaliser leurs scénarios… Pour information, il faut peut-être préciser aussi que j’ai été impliqué dans l’association des artistes anonymes (2002/2004) dont les membres avaient pour point commun d’être des « dépendants » sevrés (alcool, drogues, etc.) peinant dans leur expression artistique. Groupes de paroles, plans d’action, travail en binôme… Cette pratique informelle m’a donné le « goût des autres » et permis d’apprécier la puissance constructive de ces échanges.

L’autre : Tu parlais de faisceau et de conjonctions favorables pouvant expliquer ton désir de devenir art-thérapeute ?

Moi : Me revient un souvenir… Jeune adolescent, j’avais accompagné mon père qui animait un stage au Nord de Rome. Pour apprendre aux stagiaires à améliorer leur perception de l’espace et mieux écouter leurs sensations, il avait décidé de les emmener de nuit à la découverte d’un village… Je me souviens précisément du puissant sentiment de liberté éprouvé cette nuit-là. Qu’en est-il aussi de l’héritage de ma mère qui a longtemps œuvré dans les années 1960/1970 à l’école Decroly où elle travaillait avec les enseignants à élaborer une pédagogie novatrice qui trouvait un prolongement dans une revue dont elle était la rédactrice en chef.… Il faudrait aussi parler de l’écriture, de mon écriture… Et remonter le temps pour trouver trace vers 14/15 ans de mon goût prononcé pour la littérature et la philosophie qui n’aura pas (bienheureux malheur ?) trouver de prolongement dans un cursus scolaire. Il faudrait alors à nouveau convoquer la figure tutélaire de mon père, écrivain prolifique (plus de 20 livres, record en cours) et de ma difficulté à sortir de son ombre pour trouver la voie (la voix) de ma propre écriture (de ma propre vie). Peut-être faudrait-il aussi parler de la rencontre avec ma femme en 1998 faite autour de l’écriture (décidément !), de mon admiration à la voir s’astreindre à sa discipline d’écrivaine. Auprès d’elle, je continue à jouer un rôle discret de soutien et de « directeur littéraire » bienveillant !

L’autre : Qu’en est-il de ta propre pratique « d’écrivant » ?

Je suis journaliste/rédacteur freelance depuis plus d’une vingtaine d’années essentiellement pour la presse professionnelle. Je suis aujourd’hui considéré comme une « bonne plume » et apprécié pour ma polyvalence. S’agit-il pour autant d’écriture au sens noble du terme ? La réponse est contenue dans la question. Depuis l’âge de 25 ans, je me suis confronté à différents genres d’écriture : la tenue d’un journal intime pendant de longues années, l’écriture de romans d’aventures jeunesse co-écrits avec mon père dans les années 1990 ayant donné lieu à plusieurs publications (Casterman, L’Harmattan), l’écriture de scénarios, une pratique étudiée en 2001/2002 à Aleph (Paris) et poursuivie par des ateliers clandestins » (sans supervision) montés à mon initiative avec plusieurs « apprentis scénaristes ». Sitcom, court-métrage, long-métrage… J’ai exploré différents genres sans pour autant connaître le succès. J’ai par ailleurs écrit pour « Synopsis », un magazine éphémère (2002/2003) dédié à l’écriture scénaristique. Parmi toutes ces collaborations, j’ai envie d’évoquer le « Roi Perdu » (2003) un scénario de long-métrage co-écrit avec un ami aujourd’hui président de l’Association Henri Langlois dont je suis adhérent. J’ai sous les yeux la note d’intention de ce projet… En voici un court extrait : « Ayant traversé de « multiples épreuves », le « Roi Perdu », renaîtra à lui-même retrouvant alors le chemin de son alignement intérieur. Et pourtant, tout reste à accomplir… » (rires). Ce thème de la connaissance de soi et des épreuves est au cœur d’un programme multimédia pour le web en cours de développement. Structuré autour de six web-portraits de personnalités atypiques, ce projet est provisoirement intitulé « Histoire(s) de vie ». Voici un extrait de la note d’intention : « Enrichis de l’expérience des autres, ce programme participatif vous propose un voyage vers l’intime à la rencontre de vous-même ». (sourires). Faut-il voir dans ces différents exemples des passerelles avec mon désir de devenir d’art-thérapeute ?

L’autre : Qu’en est-il de ta propre pratique « artistique » ?

Moi : Je ne me suis jamais considéré comme un artiste. Tout au plus comme un créatif. En marge de mes activités « alimentaires », je développe comme auteur-réalisateur plusieurs projets multimédia, un autre type d’écriture qui me stimule et m’ouvre un champs créatif tout à fait impressionnant. J’ai également « monté » l’atelier CCC (Création Créative Contemporaine (sic)) avec des amis sur un principe simple… On se réunit autour d’un repas chez les uns et les autres pour échanger et « brainstormer » sur nos projets créatifs ! Aujourd’hui, j’ai envie de professionnaliser cette pratique, de lui donner un nouvel élan. A ce stade d’intimité, peut-être convient-il de faire le lien avec mes nombreuses années passées sur le divan dont j’ai la coquetterie de perdre le décompte. Mon désir d’art-thérapie participe-t-il de la liberté conquise durant cette longue cure analytique (freudienne) encore inachevée ?

L’autre : Comment vas-tu aujourd’hui ?

Moi : (Rires puis long silence…). Je revoyais le chemin parcouru… La construction de ma vie familiale, le voyage avec ma femme au Kazakhstan en 2004 où nous avons adopté notre fille adoptive, mon père dont nous allons fêter dimanche ses 96 ans avec sa fiancée, une jeunesse de 70 ans !… Oui, aujourd’hui, j’éprouve de la gratitude et une forte envie de partage.

L’autre : Comment te vois-tu dans 10 ans ?

Moi : Contrairement à l’idée reçue très prégnante dans notre société « marketée » assimilant bien souvent les individus à des produits jetables (Aie, j’ai 57 ans, je fais du tennis deux à trois fois par semaine et je vous em… !), je considère encore que j’ai le temps devant moi et pas seulement pour un compte à rebours. Suffisamment en tout cas (si Dieu veut) pour me former à l’art-thérapie et préparer sereinement l’avenir. Je me verrai bien plus tard (dans 5, 10 ans ?) exercer hors-Paris dans un lieu collectif de production culturelle et artistique. L’expérience de la vie aidant, je compte bien que cette projection imaginaire me serve de fil d’Ariane pour passer du rêve à la réalité.

L’autre : Pour conclure, peux-tu me parler de ton projet de formation en art-thérapie ?

Moi : Il est encore beaucoup trop tôt. La logique voudrait que je m’appuie sur mon expérience et mes savoir-faire. Ma médiation pourrait donc s’articuler autour de plusieurs médias (écriture, vidéo, design sonore, photographie) mais je veux garder l’esprit et les sens grands ouverts pour laisser émerger d’autres formes si elles se présentent à moi au cours du travail de formation. J’ai déjà quelques idées bien sûr y compris en terme de « publics cibles » ; j’envisagerais volontiers d’acquérir une pratique incluant un volet « thérapeutique » pour des gens qui cherchent à surmonter une épreuve et un volet « coaching » pour des individus éprouvant des difficultés dans l’expression de leur créativité.

L’autre : Penses-tu avoir les pré-requis pour te lancer dans un tel parcours d’apprentissage ?

Moi : Ce n’est pas à moi de le dire (sourire). Oui et non… Tu es bien placé pour savoir à quel point je suis ambivalent et parfois double ! Je sais en tout cas que plus qu’un choix de raison, il s’agit d’un choix de vie. Le temps est venu de me rapprocher au plus près de mes aspirations profondes et de donner plus de sens à ma vie avec du partage et de la transmission. Mais tu le sais, aider l’autre est aussi un acte d’égoïsme…

Moi : Comment t’es-tu senti pendant notre entretien ?

L’autre : Ne renverse-pas les rôles. L’autre c’est (encore) moi (rires) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passeur (spéciale dédicace à Serge Daney)

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« Je sais que nous allons entreprendre un périple jusqu’à une destination qui reste à définir en suivant une route que l’on ne peut déterminer à l’avance ».

(Michael White)

« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne chanteront que la gloire du chasseur »

(Proverbe sénégalais)

Un court texte… une petite digression personnelle…

– J’aime les mots à doubles entrées… Les jeux de mots et les lapsus me semblent toujours savoureux. Dans les scénarios, j’aime le plaisir procuré par les fausses pistes, les mises en abîme. J’aime les blancs de l’intrigue permises par les ellipses, j’aime les fins ouvertes. Dans les films, j’aime les personnages ambigus et trouve que les happy-end (des films pour adultes) sanctifient souvent la peur du changement. En écriture, je raffole dangereusement des points de suspensions…  J’ai aussi abondement recours aux guillemets pour contextualiser un mot et souligner son caractère incertain !

De manière plus générale, j’affectionne tous jeux conceptuels mettant en évidence l’envers et l’endroit de la même médaille ; Oui, nous avons le droit de penser tout et son contraire au même moment, merci à Edgar Morin et à son concept de dialogique !

J’aime l’approche orientale du yin et yang qui parcoure cette culture, j’aime l’idée des antagonismes complémentaires. J’aime l’idée d’inclusion, de la non-exclusion de termes contradictoires. J’ai envie de paradoxes et de complexité… J’aime la lumière entre chien et loup là où il se passe quelque chose d’impalpable, les entre-deux eaux et les moments de doute. Aux réponses, je préfère les questions…

 

 

 

Formation aux pratiques narratives

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7 janvier 2017…

Ah le chiffre 7 et sa fascination mystérieuse… Les 7 jours de la semaine, les 7 péchés capitaux, les 7 samouraïs, les 7 nains, etc… 🙂

Bon, je suis en attente de ma carte de voeux faite par S avec le titre de ce billet comme texte…

Oui , une année pleine d’histoire(s)… La grande histoire : Trump, les présidentielles en France, ce genre de choses…

Nos petites histoires… les vôtres, les nôtres, les miennes, la sienne…

Alors, alors… hum, hum…

Où en étions nous ? dans quelle étagère ?

Je viens de travailler ces quelques derniers jours sur un projet de contribution à une Master Class qui devrait être organisée en 2017 par mes formateurs aux pratiques narratives…

Le sujet  ? les liens entre les pratiques narratives et les mécanismes du récit (la dramaturgie)

Une formation passionnante suivie lors du dernier trimestre 2016.

Allez, bon garçon, je vais faire oeuvre de documentariste et je vais intégrer ci-dessous quelques notes prises lors des différentes modules de formation…

 

« Les pratiques narratives appliquées »

Isabelle LAPLANTE et Nicolas DE BEER- IFOD – Octobre 2016

Préambule

Les pratiques narratives c’est d’abord écouter et oser démultiplier la puissance du « culot ».

La progression

Espoirs – engagements – actions

Conseils

– Comment avoir des idées nouvelles ? En se laissant porter par ce que l’on entend.

– Ce qui est précieux constitue l’identité narrative

– Pratiquer la différence plus que la similitude

Objectifs

– Découvrir des idées et des pratiques

– Se doter d’un guide d’entretien

– S’approprier les questionnements de référence

– Pratiquer les techniques d’entretien

– Conduire des entretiens complexes

 Généralités/Définitions

– Les clients sont les narrateurs 

« Ce sont les personnes qui font de nous des personnes »

(Desmond Tutu)

 Conseils 

– Reprendre les mots de la personne pour poser les questions.

Posture 

– Position de perplexité – écoute attentive (l’autre me passionne)

– Non savoir et perplexité : c’est le client (le narrateur) qui sait !

 

Débrief en groupe

– Attention au temps : le récit invente le temps présent. Le présent c’est ce qui ne s’est jamais encore présenté.

– Ce n’est pas tant l’histoire qui est importante que l’émergence d’une plateforme nouvelle pour servir de tremplin vers la nouvelle histoire.

– Pour le client être auditeur de son propre récit ouvre vers de nouvelles questions.

– Qui est l’auteur de ce qui se dit (influence parentale, sociétale…) ?

– Les mots ne sont pas le reflet de la réalité mais la production d’un consensus social

 

Généralités/Définitions

– La vie est une production littéraire qui obéit aux exigences rudimentaires d’une histoire : début/intrigue/fin

– Sélectionner des épisodes (moments d’exception ?) pour les mettre en intrigue et raconter une nouvelle histoire.

– Les gens façonnent leur identité à partir des histoires qu’ils se racontent.

– Le discours que nous émettons fabrique notre cohérence.

– L’identité est multiple et varie suivant les interlocuteurs.

– C’est en interaction que je construis le monde

– Il est possible d’expérimenter une pluralité de sens à partir de la même histoire

– Il est possible de mettre à jour les ambiguïtés (et de les accepter).

 

Débrief visionnage vidéo de Paul Ricoeur

– Possibilité d’aller rechercher des évènements ayant eu lieu mais passés sous silence.

– Débusquer des poussières d’évènements et les relier en une nouvelle unité : histoire alternative, fabrication d’un autre thème…

 

Thème de l’après-midi : les témoins (Entendre une autre musique)

 La cérémonie définitionnelle

– Redéfinition de soi devant un auditoire (Rituel de revalorisation).

Processus 

– Une personne assiste aux entretiens (captation de l’émergent) et partage son expérience. Renvoyant dans cette re-narration l’identité de la personne avec les mots prononcés par lui-même.

 

Débrief Exercice (P 14) – Se mettre dans la peau de quelqu’un qui a donné de la reconnaissance.

– L’identité n’est pas donnée… Elle est constituée !

– Ce que cette personne a été capable de manifester à mon égard (figure de soutien), je peux le mettre en œuvre moi-même…

Conseils 

– Pas de contacts oculaires entre le narrateur et le témoin.

– Le témoin doit penser à demeurer soutenant. Son témoignage permet d’étoffer l’enrichissement d’une histoire alternative.

– Le praticien doit ramener le témoin dans le protocole si nécessaire.

 

Généralités

Conception analytique/interprétative = introspection

Conception littéraire = externalisation, augmenter la capacité à agir

 

2ème jour – Mardi 4 octobre 2016

« Tout n’est pas écrit d’avance »

(OS)

 

Temps de cadre ouvert/Questions

Auteur = narrateur = celui qui a autorité sur le texte.

« Il n’y a pas nécessité à souffrir en séance »

Le praticien doit pratiquer une double écoute : explicite + implicite

 

Le concept d’échafaudage 

– Apprendre, c’est passer du connu et familier vers une zone inconnue « ce qu’il est possible de savoir et de connaître »

– L’apprentissage se fait sur le principe de l’échafaudage, un chemin progressif, pas à pas, de proche en proche.

– Aptitude d’aller au-delà (à condition d’âtre accompagné ds l’apprentissage)

 

Le paysage narratif

Démonter, défaire, déconstruire une histoire dominante qui empêche de voir le reste du paysage. La voix de l’histoire dominante empêche les autres d’être audibles.

Objectif ? Construire un paysage plus vaste…

 

Externalisation

« Les individus veulent voir le problème en dehors d’eux »

Objectif ? Séparer l’identité du problème.

 

Pause déjeuner

Histoires préférées (alternatives) : celles qui reposent sur des valeurs individuelles fortes.

Posture du praticien : enquêteur (d’investigation), espion, maraudeur… Son objectif ? Éclaircir le mystère…

 

Exercice (en 4 étapes)

– Faire émerger le contexte par la description (au plus proche de l’expérience) – Le problème est traité à la manière d’un personnage de fiction qui est ensuite nommé (OK pour un nom composé)

– Décrire les effets du problème

– Évaluer les effets du problème

– Justifier – chercher les fines traces des valeurs fortes et personnelles puis raconter une histoire illustrant ces valeurs.

Débrief/Conseils

– Ajouter de la validation et vérifier «  êtes-vous satisfait par… ? »

– Accompagner la personne vers l’histoire préférée.

– Retourner à la description en cas d’absence de trace de valeurs.

– Faire le tri entre ce qui va bien/pas bien pour soutenir l’histoire.

La prise de notes

– Pas aux dépens de la qualité de la relation (de l’écoute)

– Garder les traces exactes des mots employés et soutenants.

Généralités

La démarche de pratiques narratives en coaching se fait en moins de 10 séances. Il ne s’agit pas de résoudre le problème, de chercher son origine (démarche intra-psychique) mais plutôt de le dissoudre.

 3ème jour – Mercredi 5 octobre

 Cadre ouvert/Questions

L’entreprise comme modèle normatif (question OS)

Réponse : garder son autonomie au sein de l’entreprise, accepter l’ambiguïté

Attitude (éthique) du coach : Suis-je en position de soutien (de la nouvelle histoire) ?

 

Débrief exercice/Conseils

– Pas d’expressions trop généralistes pour qualifier et décrire le problème.

– Négocier la définition au plus près de l’expérience vécue ; chercher le spécifique, la particularité.

– Traîner, roder, marauder autour de la description du problème…

 

Posture du praticien /Conseils

– Écouter le client et utiliser ses mots et ses métaphores.

– Posture décentrée et influente – vivifiante pour le praticien

– Ne pas faire : d’interprétation, de recadrage, d’applaudissement, de pointer les points positifs, donner son opinion, etc…

Le rôle du praticien

– Identifier les fines traces d’une histoire différente en sorte qu’elle soit (re)connue et enrichie.

– Exercer son influence sans contrôler la relation

– Guider l’avancement pas à pas.

Débrief exercice post jeu de rôle sur la perfection

– Attitude éthique du praticien : capable de ne pas être complice du pouvoir moderne en déconstruisant les histoires dominantes.

– Bénéfice client : Gagner en possibilité de dire non, de poser des limites et de se construire en autonomie.

Pause déjeuner

Généralités

– La plainte (je n’ai pas le droit, je me sens obligé de…) est souvent le résultat d’une pression socio-politique (pouvoir moderne). Dans cette société du regard, on s’épie, on se surveille…

 

Débrief visionnage vidéo Michael White (en séance)

– Revenir avec d’autres questions pour obtenir une description plus proche de l’expérience vécue.

– Valoriser le client : « Je me suis demandé si tu avais eu de nouvelles idées depuis que nous nous sommes vus ». « Est-ce que je peux écrire cela » ? « Peux-tu répéter » ? ; « Maintenant tu es capable de… ». « Est-ce que je peux te poser d’autres questions parce que je suis très intéressé par… » ? « Est-ce que tu te pensais capable de ? »

Debrief posture MW

– Posture (en arrière)… Prise de note à voix haute (souligne ce qui soutient)

– MW a choisi une ligne éditoriale pour conduire son entretien (le fil qui soutient le narrateur). Il choisit et trie les éléments de soutien à l’histoire alternative.

– Il remet en permanence le narrateur en position d’auteur.

– Il est dans une approbation permanente (yeah, yeah…) en employant le ton de la découverte (l’autre me passionne).

– Il demande la permission de noter, de continuer à poser des questions…

– Pas à pas, il accompagne son patient et l’encourage à monter l’échafaudage narratif.

Généralités/Conseils

– Nommer le problème ouvre la voie pour construire une histoire alternative.

– Nommer le thème alternatif permet aux gens de faire le tri dans les événements de leur vie. Cela permet d’extraire des évènements oubliés et de leur redonner une place pour exister. La personne peut alors donner du sens à ces éléments ; Et, au fur et à mesure, penser pouvoir le faire dans sa vie future.

Pause/reprise

 Moments d’exception 

– Des traces parfois invisibles que doit débusquer le praticien pour développer une riche et nouvelle histoire.

– Ce sont des signes fragiles qui dessinent une contre-intrigue et méritent d’être soutenus et soulignés.

Debrief exercice/conseils

– Un moment d’exception en appelle un autre (passé/futur)

– Donne envie de relier, de consolider et donne de l’appétit de vie (projection ds le futur)

– Avancer par petits pas augure de grandes réussites.

– Posture décentrée du praticien : une influence toujours en soutien du client.

 

4 ème jour – Jeudi 6 octobre

 « Être capable de mettre en doute ses propres affirmations »

Carlo Reveli

 Cadre ouvert/questions

– Obtenir une description précise de l’expérience du problème est capital.

– Nécessité d’un entretien préalable avant de faire intervenir les témoins.

– Remettre de l’intégrité ds la relation en cas de dissimulation, de stratégie : « Comment pouvons-nous avoir une relation plus intègre pour atteindre votre objectif » ?

 

Le concept d’identité narrative

Généralités/conseils

– Attention au monde ambiant qui cultive ses propres croyances et use et abuse de métaphores partagées « piégantes » valant « vérité ».

– La définition de la folie varie selon les sociétés et leurs normes spécifiques.

– Il y a nécessité de mettre à jour la culture dans laquelle baigne la personne pour pouvoir déconstruire les « diktats »

« L’homme est une création de (du) désir et non pas une création de besoin »

Gaston Bachelard

 

Identité fixe VS identité narrative

C’est le passage d’un concept de répression à un concept d’apprentissage.

Identité fixe (traditionnelle)

– Nous avons un moi profond que nous pouvons mettre à jour par un travail d’introspection

– Nous serions un et rien d’autre ; Une identité fixe donnée à la naissance ; une identité réprimée qu’il faudrait aller chercher.

Identité narrative

 « C’est en vivant notre vie que nous la créons »

 – Une identité intentionnelle est façonnée par les interactions.

– Les gens fabriquent le sens de ce qu’ils sont.

– L’identité narrative multiple et diverse est enrichie par la complexité ; elle est conjoncturelle + que structurelle, mobile mais cohérente.

L’éthique selon Paul Ricoeur : « Une estime suffisante de soi dans la sollicitude de l’autre et dans des institutions justes ».

 – Comment les actions tissent l’identité ?

– Faire naviguer le client entre les péripéties qu’il raconte et le sens qu’il leur donne.

– Devenir auteur (de sa vie) est une navigation…

Pause

 Débrief exercice – Explorer les états intentionnels 

 « Une identité nouvelle est fragile ; elle a besoin de soutien »

 – Les valeurs sont les principes de vie qui nous gouvernent.

–  Se reconnecter à nos valeurs (reconstituantes) pour se reconnecter à nos énergies.

– L’objectif est d’étoffer le récit pour bâtir une nouvelle identité narrative.

Pause déjeuner –

 Conversations pour redevenir auteur

– Étoffer des histoires avec des intrigues.

« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne chanteront que la gloire du chasseur »

(Proverbe sénégalais)

– « Nous allons et venons entre deux paysages : celui de l’identité et celui de l’action ».

Conseils/questions

– Et quand tu as fait ça, ça signifie quoi ?

– Et cette valeur si importante à tes yeux, comment l’as-tu mise en action ?

– Et qu’est-ce que cela vous fait de repenser à ce que vous aviez fait et qui vous avait donné de la satisfaction ?

– Chercher dans le passé des preuves (et aussi dans l’avenir) : retrouver des épisodes de vie qui témoignent d’une intention.

– Comment cela pourrait vous soutenir dans l’avenir ?

 

– L’intention influence le choix des mots

– Le sens fabrique nos actes

– Faire une action, c’est créer un historique (une histoire ?)

Débrief exercice

Objectifs 

– Mettre à jour la cohérence (du récit)

– S’entraîner à proposer une ligne éditoriale : « Vous m’avez dit que… »

 

Généralités/Conseils

– La cartographie rend le titre d’auteur au narrateur et donne du sens.

– Remettre les évènements dans le bon ordre, c’est fabriquer de l’historicité (de la cohérence).

– Si je dis j’ai raté… Cela prouve que j’ai une représentation de la réussite !

 

5 ème jour – Vendredi 7 octobre

 « La mort physiologique n’est par la mort psychologique »

(Michael White)

 Matin : apprendre à se reconnecter avec nos morts pour en faire une source d’inspiration

Après-midi : métaphore du club, carte du re-groupement

 

Débrief exercice : nous relier à une source d’inspiration (cf. p 60)

Généralités/conseils

Desserrer les évidences, penser autrement la vie pour retrouver de l’initiative mentale, pour que l’avenir ne soit plus clos par avance.

« L’apprentissage est une petite violence « 

Gaston Bachelard

 

Le deuil 

– Travail sur le droit d’être triste – « Sortir du chagrin est culpabilisant »  (Roland Barthes)

– Perpétuer les ondes de la personne décédée.

– La mort c’est la fin des corps mais pas des connexions.

– Apprendre à ne pas dire adieu mais au-revoir et bonjour à nouveau…

 

« J’étais important pour lui comme il l’était pour moi »

Pause/reprise

 La vie comme un club

 « Notre identité s’est construite avec les autres »

Principe général (cf. MW) : invoquer, révoquer les membres de son club (de vie).

Généralités

– Si quelqu’un m’a donné de l’amour, c’est peut-être que je le vaux bien J (Réciprocité)

– « Qu’est-ce qu’il (elle) appréciait chez vous ? Pourquoi avait-il (elle) plaisir à vous apprendre » ?

Objectif

– Aider la personne à s’apprécier via le regard de l’autre, des autres…

Débrief exercice re-membering

Objectif ? Faire revenir les figures d’importance

 

Résumé des 5 jours

– 5 cartes de base (à apprendre par cœur)

 

1) Trouver des fines traces d’une identité narrative préférée (externalisation)

– Description de l’histoire – Déclaration de position – Enrichir le récit au plus proche de l’expérience vécue.

– Cartographier les effets

– Les évaluer

– Les justifier

 

2) Étoffer une initiative (moments d’exceptions) 

– Nommer

– Évaluer

– justifier

 

3) Structurer une histoire préférée (alternative)

– Redevenir auteur (de son histoire).

– Promenade entre les paysages de l’action et de l’identité.

 

4) Soutenir la nouvelle identité narrative/histoire (Carte de re-groupement).

– Introduire des personnages authentiques et soutenants de la nouvelle histoire.

– identifier comment ils contribuent à ma vie. Ce qu’ils apprécient chez moi.

 

5) Invoquer les personnages de soutien (carte des résonnances, carte de re-narration)

Objectifs : Soutenir la nouvelle histoire – Externaliser le problème…

 

 

 

 

 

 

La souffrance, preuve de résistance ?

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Allez, allez.. dernier coup de collier… dernier module… 🙂

« Les pratiques narratives appliquées »

Isabelle LAPLANTE et Nicolas DE BEER

IFOD – 12-14 décembre 2016 (module 3)

Programme module 3 : pouvoirs normatifs – socio-culturels – abus de pouvoirs intérieurs

 

Programme

Lundi : les discours et leurs promesses

Mardi : le sentiment d’échec personnel

Mercredi : les groupes

 

Préambule

Avant, les modèles étaient fournis par la religion (morale)

Puis vinrent les lieux d’enfermement (cf. travail de Foucault), les hommes apprennent comment vivre… Peu à peu les normes s’intériorisent pour soi et pour les autres.

La norme est présentée comme une vérité.

Le discours ambiant érige des vérités.

Même le bonheur a ses clefs (selon un hors-série de Psychologies Magazine).

 

Nous vivons dans des contingences… (le contexte)…

Même la naissance est une contingence (cf. livre Nancy Huston – Espèce fabulatrice)

Besoin d’explorer les discours dans lesquels les gens sont empêtrés.

Il peut y avoir dilemme entre l’injonction normative et les aspirations personnelles.

 

Carte « déconstruire une promesse »

1) Objet à décrire

2) Les discours et les contradictions

3) Et si vous faites tout cela (énumération), quelle récompense ?

4) Les valeurs, les exceptions… (aller vers l’action)

5) ouverture vers le champs des possibles…

 

Méthodo

1) Le client expose et décrit son problème/dilemme

2) Situer le problème dans un contexte précis

3) Et si vous faites tout cela (énumération), quelle récompense ?

4) Élargir dans un contexte plus large (entreprise, culturel)

5) Mettre à jour le discours à l’œuvre et le faire nommer

6) Relire tout (énumération)… Quelle est la promesse ?

PS : le praticien demande au client si les promesses sont toujours tenues ; avez-vous toujours eu la récompense de vos efforts ?

Chercher les valeurs fortes (ce qui est précieux pour la personne)… Qu’est-ce que je pourrais te voir faire… ?

 

Faire une poésie 

Principe de la re-narration

 

Lire avec les lunettes de M Foucault 

3 formes de pratiques de contrôle social

– Pratiques de division

– Objectivation des corps (classification des désordres)

– Jugement normatif (comparaison à une norme)

 

2 ème jour – 13/12/16

Thème du jour : le sentiment d’échec personnel : « Nul, pas à la hauteur, je n’y arriverai pas… »

« Quand on pose une question, soyez prêt à entendre tout type de réponse »

 

Préambule

On échappe à l’échec en cessant de viser un résultat

La sagesse serait la seule vie réussit… On peut l’atteindre à condition de cesser de la poursuivre…

La personne n’est pas véritablement ce qu’elle montre (savoir secret sur sa vie)

Avant la coercition était souvent clairement identifiée comme extérieure.

Aujourd’hui, les formes de pouvoir sont invisibles et insidieuses.

 

L’individu véhicule le pouvoir… Chacun est investit dans le contrôle (de soi, des autres)… L’enfermement n’aurait peut-être plus besoin de lieux.

La police (et le contrôle social) est devenue intérieure.

Avant, les gens travaillant dans la relation d’aide étaient des agents du pouvoir… Ils peuvent devenir aujourd’hui des agents de l’émancipation.

 

Exercices

– Lire le sentiment d’échec personnel comme un refus du pouvoir moderne

– La souffrance est la preuve d’une résistance (si je souffre, je maintiens une valeur)…

 

Suggestion : recueillir de l’info pour savoir comment les personnes en échec sont en train de défier la norme.

 

Notion d’idem et d’Ipse (Ricoeur)

 

Les prescriptions varient selon les époques

Pour les grecs : le plaisir (et sa modération)

Pour les chrétiens le désir et sa limitation

Pour les modernes : connaissance/découverte/vérité sur soi et les autres

 

Carte 

1) Échec à quoi ?

2) Réactions à l’échec (qu’as-tu fait pour essayer de t’adapter à ce qui était demandé ?)

3) Recherche d’exceptions (évènements uniques)… comment fais-tu pour souffler un peu, trouver du répit, du réconfort ?

4) Trouver les fondements de l’action (comment rester en contact avec l’exception)

5) Trouver les valeurs (le socle – la substance éthique) – ce qui guide

6) Renforcer l’initiative personnelle (ouverture vers un plan d’action)

 

Débrief exemple d’une conversation de M White

– Rendre explicite ce qui était implicite et qui rentrait en conflit avec la valeur bafouée.

MW : Qu’est-ce que cela nous dit de ce qui est important pour toi dans la vie ?

 

Débrief Exercice 

Le client doit d’abord se situer sur sa plateforme (son socle) pour regarder l’avenir.

 

Suggestions 

– Être attentif au point de bascule entre l’histoire dominante et l’histoire préférée.

– Bien reconnaître l’acte de résistance.

 

3 ème jour – 14/12/16

Thème du jour : le collectif

Comment mettre en œuvre les pratiques collectives dans un collectif ?

 

Cadre ouvert

– Ne pas utiliser le mot outil (trop mécaniste)

– La lettre s’écrit avec la deuxième personne du pluriel : vous…

– Le poème (remis en main propre) s’écrit avec la première personne du singulier : je…

 

Débrief exercice (groupes de 4).

Suggestions

– Poser le cadre en préalable (pour ne pas risquer de se faire inclure dans le groupe)

– Donner du temps de parole à chacun des membres constitutifs du groupe (garder le même niveau d’attention pour chacun)

– Si possible pas plus de deux niveaux hiérarchiques dans un groupe (règle de coaching).

 

Exercice (groupe de 6 puis ensuite un élément va être animateur d’autres groupes) – Travail sur bilboard avec inscription des contributions de chacun.

1) Mettre à jour les intentions

2) Lister les obstacles

2 bis) déconstruction des slogans

3) Lister les connaissances et compétences (qui permettent de résister)

4) Plan d’action

 

 

 

 

 

Différance (merci Derrida !) – Désincarcération mentale (Comme s’il y avait une méthode)

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Allez, allez… On continue… Ci-dessous les notes prises lors du deuxième module de formation… Courage !

« Les pratiques narratives appliquées »

Isabelle LAPLANTE et Nicolas DE BEER

IFOD – 12-14 décembre 2016 (module 2)

Programme module 2 : pouvoirs coercitifs

Programme module 3 : pouvoirs normatifs – socio-culturels – abus de pouvoirs intérieurs

 

« Si tu ne cherches pas l’inespéré, tu ne le trouveras pas »

(Héraclite)

Programme du module :

Premier jour du module 2 : Matin : Meta-carte pour jongler dans les conversations narratives – Après-midi : ateliers

Deuxième jour : Abus de pouvoir – double écoute

Troisième jour : Détresse émotionnelle – Résistance

La méta-carte

Les êtres humains sont des relieurs de temps dotés d’un langage symbolique. Ils dessinent des cartes (représentation de la réalité) et ont des compétences d’abstraction.

Quelques exemples de définitions :

Méta-carte : la carte des cartes

Carte : représentation conventionnelle d’un territoire

Carte conceptuelle : représentation graphique d’un champs de connaissance.

Modèle : description schématique d’un système, d’un thème ou d’un phénomène.

Concept : relier entre eux, ils forment une pensée.

 

Les histoires sont des cartes.

Le but du praticien est d’ancrer des cartes (histoires) préférées à partir de leur histoire (dominante).

En changeant la carte, peut-on changer le réel ?

Les cartes appartiennent aux clients. Les boussoles aux praticiens.

 

Les penseurs de référence.

Alfred Korzybski (1879-1950)

Connu pour son aphorisme : « La carte n’est pas le territoire »

La carte est auto-réflexive : elle parle de celui qui la dessine.

Robert Dils

Créateur d’un modèle sur les niveaux logiques de la pensée. Modélisation des niveaux d’excellence de la pensée.

 

Conseils de praticiens

La description (du problème) permet de rendre compte de l’expérience… Plus elle sera enrichie, plus elle donnera d’éléments pour « travailler »

L’abstraction : capacité de fabriquer de la théorie à partir de l’expérience

 

Concept d’échafaudage

– Niveau de la caractérisation (aussi proche que possible de l’expérience)

– l’insérer dans une chaîne d’association (effets du problème)

– réflexion/évaluation : les valeurs

– Plan d’action : qu’est-ce que je pourrai te voir faire demain ? (Retour de la pensée vers le terrain du réel). Ouverture des possibilités d’agir.

 

Comment nous développons nous ?

L’apprentissage résulte d’une collaboration et permet le développement.

La pensée est rhizomique.

 

Le déroulé

Carte 1 : modèle général de développement

Le devoir de guider le client vers de nouvelles cartes (cf. p 4)

Carte 2 : Objet – partie reconnaissable de l’expérience/évènement

Carte 3 : Faire faire des connexions au client. Donner une direction à la pensée : amont, aval, croisement, association (cf. conversation pour redevenir auteur).

Carte 4 : choix du champs de réflexion

Inférences (tirer des conclusions), résonnances (exemples des témoins extérieurs), réciprocité, persévérance (continuer à essayer de réussir).

Carte 5 :

– Conceptualisation, recherche de concepts. Justifications (pourquoi ?), initiative (reprise de pouvoir, se rendre compte qu’on a de l’influence sur qqun)

– Le titre de l’histoire à trouver

– Telos : le but du but du but… le grand principe

Carte 6 : méta-carte

A valider sur le territoire de la pratique

Pause déjeuner/reprise

Vidéo/dessin animé (processus de la fabrication d’histoires)

Exercice de réflexion

Entrainement à l’externalisation

 

Débrief

L’externalisation est avant tout une attitude.

Chercher l’exception après avoir décrit le problème.

Pour le client, le fait d’être là manifeste un acte de rébellion… (mais comment faites-vous pour si bien vous protéger, d’où vous vient votre capacité de résistance ?)

Conseils et techniques de questionnement

Plutôt ci, plutôt ça ?

Qu’est-ce que ce n’est pas

Et ce je ne sais pas… c’est ?

Débrief exercice – Exceptions

On cherche à interroger les effets et les tactiques du problème…

Pause

Débrief – Mettre à jour les intentions

Conseil : reprendre dans la prise de notes les mots soutenants pour écrire une lettre

Lecture d’une lettre de M White – c’est une (re)narration de ce qui est précieux… Elle souligne les valeurs fortes de la personne.

Résumé de l’entretien précédent…

« Vous avez franchi des étapes, vous avez découvert… vous avez attiré mon attention sur… Vous êtes capable de… une percée importante… je suis impatient de connaître la suite »

 

Deuxième jour 30/11/16

Réflexions pour une désincarcération mentale

« Laissons les étiquettes à ceux qui ne veulent pas penser »

(Michel Serres)

– Freiner le « terrorismes intellectuel », la « tyrannie parlière » (Voltaire)

– Attention aux similitudes, aux pensées paresseuses, éviter les conclusions hâtives, tenter de suspendre les jugements.

– Préférez « l’entre deux » (entre chien et loup), là où il se passe quelque chose

– Débrouillez-vous pour multiplier les choix

– Questionner les évidences

– S’arracher aux conventions

– Se dégager des généralités

– Ne pas devenir complice des abus de pouvoirs.

Il est toujours intéressant de questionner le client sur le sens des mots qu’il emploie.

 

Les abus de pouvoirs/la violence

Refus d’externalisation pour un abuseur : le problème est la personne

L’abuseur doit reconnaître sa responsabilité, reconnaître sa dette/honte/désir de réparation

C’est la personne abusée qui choisit la réparation

 

Double écoute

Carte du trauma

Exercice de double écoute

 

Troisième jour 01/12/16

Thème journée : absent mais implicite (Ce qui est caché)

Jacques Derrida/déconstruction

La douleur/détresse est un signe de résistance

« On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitude qu’il est capable de supporter »

(Emmanuel Kant)

L’ennui construit l’intériorité…

« La province commence là où la pluie devient une distraction »

(Gustave Flaubert)

 

Débrief exercice : deux groupe de sens

– Sens acceptable/traditionnel

– Qu’est-ce-que ce mot n’est pas…

Dans tout système, dans tout mot, il existe son propre élément de destruction.

Les mots contiennent en leur sein leur propres ruines.

Je ne peux prendre en compte que le mot tolérance que si j’invoque son contraire.

Les mots sont fréquemment ambigus, présents mais invisibles encore dans l’ombre.

Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d’eux…

Le mot est secret et capable de tout…

Le langage va plus loin que la pensée ne peut voir.

 

La dé-construction

– L’entre chien et loup

– Interroger l’impossible

– Détraquer la dialectique

– Réélaborer ce qui a toujours été minoré

– Acte de résistance

– Une stratégie radicalement politique

– Répudier la pensée d’un monde soumis

Derrida utilise le mot différance (un mot qui n’existe pas)

– Se forcer à penser

– Suspendre les jugements

– Lutter contre les significations figées.

 

Les étapes de la De-construction

(Comme s’il y avait une méthode)

1) Définir le champs conceptuel d’un mot… définir la racine, ce qui domine.

2) Mettre à jour et examiner les couples en opposition

3) Mettre en lumière la hiérarchie de ces couples

4) Inverser ou bouleverser cet ordre (mettre en lumière ce qui est dans l’ombre)

5) Phase de neutralisation – Créer de nouveaux concepts

 

Déclasser les affaires classées… Déconstruire c’est emmener ailleurs…

 

Conseils (en séance)

Traînez, traînez, traînez… Plus vous allez lentement, plus vous irez vite.

Les gens ont la compétence de faire de la distinction, de dire ce qui n’est pas.

Les gens sont créateurs de sens

Toutes les expressions se situent à plusieurs niveaux (double écoute)

« Qu’est-ce qu’il ne me dit pas de ce qu’il est en train de me dire » ?

 

Absent mais implicite (Isabelle) 

Exemple de M White au début de chaque conférence dit :

Ce que je ne vais pas vous dire c’est…

Toute expression est fondée sur son contraste

Exercice : liste des plaintes qui me mettent en impuissance, dans une impasse  (trouver le contraste d’une plainte).

– « Je me sens impuissant » – connaissance de ce qu’est la force, la détermination

– « Je ne sais pas ce que je veux » – capacité à évaluer plusieurs options/désirs

– « Je me sens invisible » – L’envie de se montrer, d’exister

« Je ne vais pas au bout des choses » – sens de l’avancée, de voir le but

« Je me sens seul » – goût du collectif/désir d’amour

« J’ai trop d’émotions » – sens de la retenue, de l’équilibre, de l’analyse, du discernement, du contrôle…

« Je manque de sens » – sens de la signification/reconnaissance de ses besoins

 

Détresses émotionnelles 

Idées reçues (selon M W) : J’ai subi un trauma et il y a des dégâts définitifs… Victimisation (difficile de retrouver du pouvoir sur sa vie)…

1) description

La douleur/la détresse peut-être vue comme un témoignage (Une valeur, une force)… Elle signale une valeur forte bafouée.

Plus la douleur est forte et plus la valeur est forte (corrélation de l’intensité)

Suggestion orientant le questionnement du praticien : quelle valeur a-t-elle été bafouée au point que… ; la conversation va permettre de ressusciter les valeurs bafouées

 

2) Refus d’abandonner cette valeur ; besoin de rendre hommage à ce qui est précieux.

La détresse manifeste le désir de maintenir le lien avec cette valeur précieuse…

Question : A quelle valeur restez-vous fidèle au point que vous êtes dans la douleur ?

La personne lutte et combat – Elle a besoin de se reconnaître une compétence pour maintenir la relation avec la valeur (avec la vie ?)

 

3) Proclamation de réaction (à nous de montrer la capacité à réagir/re-agir).

Il s’agit d’un acte de résistance

Exemple

La fuite n’est pas seulement une preuve de lâcheté… C’est un acte de refus, une protestation.

La conversation doit mettre à jour la capacité de réaction.

 

4) La douleur/détresse n’est pas un état mais un mouvement dynamique

Toute expression peut être considéré comme un mouvement vers une histoire (vie) préférée.

Conseils questionnement : essayer de faire nommer la réaction, l’acte de résistance. Emmener la personne vers un champs de pensée où la personne trouvera le mot qui lui correspond.

Utilisation de témoins extérieurs… les personnes « rescapées » ont une mission pour aider les autres à s’en sortir.

Le praticien aide la personne à prendre position, aider à reprendre conscience de ses forces, aider à devenir agissant…

 

Pause/reprise après-midi – P 27

Carte absent mais implicite – Isabelle donne l’exemple d’une consultation

1) la description : Exprimer une frustration – le contexte

2) La connexion : Trouver les contrastes – chercher les valeurs bafouées – les compétences –

3) Action – l’acte « héroïque »

En refusant… qu’est-ce que vous faisiez

4) Intentions/compétences et buts de vie

Qu’est-ce que cela nous dit de vous ? Qu’est-ce que vous n’accepterez jamais de transgresser ?

5) Plan d’action – qu’est-ce que vous pourriez mettre en œuvre

 

La résistance – A chaque histoire d’oppression, il existe une histoire de résistance

« Quand le puissant seigneur passe, le paysan sage s’incline et pète silencieusement »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’appel de juin

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Je reproduis ci-dessous le premier mail envoyé à SD pour me mettre en contact avec la première coach narrative dont j’ai eu vent (d’Ouest ?) de l’existence…

Le hasard qui on le sait fait souvent bien les choses a fait qu’elle partage les locaux de SD qui s’est donc fait un plaisir de jouer le « go-between » comme il sait si bien le faire lui l’homme de réseaux…

Thérapie

« Les mots pour dire et soigner les maux »…

Cette formule résume un des aspects d’une pratique à inventer…

Comment faire comprendre et ressentir que nos expressions, nos « éléments de langages », véhicules de nos pensées les plus intimes impactent leurs auteurs tout autant que leurs destinataires…

Comment mettre les bons mots pour formuler nos difficultés, nos peurs et nos freins..

Comment se servir de leurs forces pour retrouver notre énergie vitale ?

 

Coaching

« Les mots, révélateurs d’identité  »

Jeux de mots, double lecture, fausses pistes…  nous disposons d’un fabuleux arsenal pour donner corps à notre créativité…

Poésie, nouvelles, romans, scénarios… chacun peut trouver son espace pour trouver son écriture.

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es ?

 

Script doctor

« Les mots, les phrases, la pensée »

Venir au chevet des manuscrits en difficultés.

Accompagner le développement des manuscrits et des scénarios.

Aider à débloquer des auteurs rencontrant des difficultés dans leurs processus d’écriture.

 

Voilà donc ma première tentative pour formaliser ce qui pourrait devenir « mon » offre comme on dit en langage marketing…

 

Plus de six mois plus tard, l’eau a coulé puisque je termine la semaine prochaine ma formation de 11 jours en « pratiques narratives »…

Je suis  coaché et supervisé par NB qui, à ma grande surprise, m’a demandé de l’aider dans un projet de livre d’écriture/témoignage sur les « pratiques narratives ».

Je suis en train de pratiquer avec B avec qui nous avons déjà eu 6 conversations et dont l’objectif est d’écrire, » continuer et finir un roman ».

Et avec M, d’origine italienne qui veut « décoller » et s’autoriser une écriture plus libre en français…

 

Dernier élément de ce « work in progress », le démarrage de ce blog dont je ne connais évidement pas la destination mais qui témoignera de ma pratique et des réflexions suscitées…

 

A suivre donc…

 

 

Boite à idées

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Notes prises au LH Forum

 Port : lieu de commerce mais pas forcement d’échanges d’idées

Ville d’ouverture au monde de par son histoire : François 1er et le nouveau monde

Labo de l’économie positive…

Pas d’avenir sans narration… ni de présent ni de passé ?

Le futur c’est vous qui allez le faire

Attendre l’improbable : « si tu ne crois pas à l’inespéré, il n’arrivera pas ! »

 

Notes séance avec NR (27/09/16)

L’enfant qui ne connaîtrait pas son origine  = histoire dominante de LS vue par les psy…

« J’ai peur que tu ne m’aimes plus si je grandis »

Qu’est-ce qui se cache derrière la peur ?

Comment continuer à s’aimer ? Oui nous allons continuer à nous aimer quand tu seras grande !

Désir de futur/absence du passé

L’acceptation de l’impuissance peut ouvrir les portes de la vérité…

Accepter et faire confiance à l’autre…

Échouer quelque part pour réussir ailleurs…

Réconcilier l’inconciliable…

J’ai le droit d’expérimenter des choses contradictoires

Si on trouve qqun laid c’est qu’on a le sens du beau

 

Notes de lecture

La manière dont on parle de soi est de nature à influencer l’état interne de celui qui raconte.

 Notes en marge de la formation IFOD

Idée de plaque 

Praticien narratif – conversations thérapeutiques – accompagnement de projets