{"id":272,"date":"2017-01-13T11:46:59","date_gmt":"2017-01-13T10:46:59","guid":{"rendered":"http:\/\/praticiennarratif.com\/?p=272"},"modified":"2017-01-13T11:46:59","modified_gmt":"2017-01-13T10:46:59","slug":"comment-nourrir-etou-debloquer-votre-imaginaire","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/praticiennarratif.com\/index.php\/2017\/01\/13\/comment-nourrir-etou-debloquer-votre-imaginaire\/","title":{"rendered":"Comment nourrir et\/ou d\u00e9bloquer votre imaginaire\u2026"},"content":{"rendered":"<div class=\"page\" title=\"Page 37\">\u00a0<a href=\"http:\/\/praticiennarratif.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/images.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone  wp-image-273\" src=\"http:\/\/praticiennarratif.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/images.jpg\" alt=\"images\" width=\"362\" height=\"458\" srcset=\"http:\/\/praticiennarratif.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/images.jpg 200w, http:\/\/praticiennarratif.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/images-119x150.jpg 119w\" sizes=\"(max-width: 362px) 100vw, 362px\" \/><\/a><\/div>\n<p>(Image de mon ami Christian Roux)<\/p>\n<p>Allez, allez&#8230; Contextualisons<\/p>\n<p>Ce article a \u00e9t\u00e9\u00a0publi\u00e9 dans feu l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re et pourtant excellent magazine Synopsis<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Sc\u00e9naristes, auteurs r\u00e9alisateurs\u2026 Pour \u00a0\u00ab\u00a0faire son cin\u00e9ma\u00a0\u00bb, chacun puise all\u00e8grement dans son imaginaire. Quelles sont les sources de leur inspiration\u00a0? Quelle place occupe l\u2019imaginaire dans leur travail\u00a0? Que font-ils pour le stimuler ou le r\u00e9alimenter\u00a0? Ils ont accept\u00e9 de partager leurs exp\u00e9riences\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Au fait, l\u2019imaginaire c\u2019est quoi\u00a0? \u00ab\u00a0Qui n\u2019est que dans l\u2019imagination. Qui n\u2019est pas r\u00e9el\u00a0\u00bb, indique le Larousse. Le surr\u00e9aliste Andr\u00e9 Breton affirme le contraire\u00a0: \u00ab\u00a0Il existe un point de l\u2019esprit d\u2019o\u00f9 le r\u00e9el et l\u2019imaginaire, le communicable et l\u2019incommunicable cesseront d\u2019\u00eatre per\u00e7us contradictoirement\u00a0\u00bb. Pour Jacques Lacan \u00ab\u00a0L\u2019imaginaire et le r\u00e9el sont deux lieux de vie\u00a0\u00bb. Inventeur de son propre espace-temps, le cin\u00e9ma lui a donn\u00e9 \u00ab\u00a0spectaculairement\u00a0\u00bb raison. Avec M\u00e9li\u00e8s, le cin\u00e9matographe devient cin\u00e9ma et le 7e art bascule alors dans la dimension du \u00ab\u00a0magique\u00a0\u00bb, du c\u00f4t\u00e9 des dessins rupestres, des griffonnages d\u2019enfants, des repr\u00e9sentations sacr\u00e9es, des mythes et des l\u00e9gendes\u2026 Psychisme humain et cin\u00e9ma rentrent en r\u00e9sonance intime. \u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma comme une promesse, un lieu de retrouvailles avec son imaginaire enfoui, refoul\u00e9, peut-\u00eatre une part d\u2019enfance perdue\u2026\u00a0\u00bb, disait Serge Daney. Plong\u00e9 dans le refuge de la salle obscure, le spectateur int\u00e8gre son propre imaginaire dans le flux du film. Autant de films, autant de degr\u00e9s d\u2019irr\u00e9alit\u00e9, autant de variantes dans l\u2019\u00e9paisseur de la couche imaginaire\u2026<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>De nouvelles formes narratives\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Avec son syst\u00e8me narratif fait de contraintes parfois tr\u00e8s (trop) codifi\u00e9es, la dramaturgie exige de l\u2019auteur qu\u2019il convoque en permanence son imaginaire pour (re)pr\u00e9senter le monde. Pour certains r\u00e9alisateurs, le sc\u00e9nario est une \u00e9tape indispensable \u00e0 tout bon cin\u00e9ma narratif. Pour d\u2019autres, le sc\u00e9nario est per\u00e7u comme une entrave \u00e0 leur imaginaire et ne doit fonctionner que comme une boussole indiquant le cap \u00e0 suivre.<\/p>\n<p>Journaliste cin\u00e9ma du Monde Diplomatique, Philippe Lafosse a envie d\u2019un cin\u00e9ma diff\u00e9rent\u00a0\u00ab\u00a0loin des contraintes commerciales qui bloquent l\u2019imaginaire \u00bb. \u00ab\u00a0La Cucaracha \u00bb (son premier long m\u00e9trage) devrait sortir prochainement dans quelques salles s\u2019il parvient \u00e0 boucler le budget n\u00e9cessaire au kinescopage. Un tournage ultrarapide (3 semaines en DV) avec des bouts de ficelles, des com\u00e9diens connus acceptant de travailler b\u00e9n\u00e9volement, un sc\u00e9nario qui a vol\u00e9 en \u00e9clats sur le tournage\u2026 N\u00e9cessit\u00e9 est souvent m\u00e8re de l\u2019invention disait Platon\u00a0; Philippe Lafosse a d\u00fb puiser dans son imaginaire pour parvenir \u00e0 sa (ses) fin(s)\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est souvent en r\u00e9solvant des questions techniques dans l\u2019urgence du tournage que l\u2019imaginaire surgit. Pendant le montage, il m\u2019a fallu inventer l\u2019esth\u00e9tique de mon film. Certains tableaux ou certaines musiques ont \u00e9t\u00e9 de v\u00e9ritables sources d\u2019inspiration\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Vincent Dieutre ach\u00e8ve le montage de \u00ab\u00a0Mon voyage d\u2019hiver\u00a0\u00bb, quatri\u00e8me long m\u00e9trage en forme de journal autobiographique fragment\u00e9. \u00ab\u00a0 La musique et la po\u00e9sie ont invent\u00e9 ce projet comme la peinture de Caravage avait \u00e9t\u00e9 \u00e0 la base de \u00ab\u00a0Le\u00e7ons de t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb, mon film pr\u00e9c\u00e9dent. Mon imaginaire se d\u00e9clenche beaucoup \u00e0 partir des \u00e9motions suscit\u00e9es par certaines \u0153uvres. Au d\u00e9part de ce film, il y a eu une id\u00e9e, un titre, des po\u00e8mes allemands de l\u2019apr\u00e8s-guerre, des musiques, l\u2019hiver comme m\u00e9taphore de la glaciation de l\u2019Histoire. Ensuite, j\u2019emm\u00e8ne tout le monde dans cette construction imaginaire fragile et impalpable qui prend corps en subissant l\u2019\u00e9preuve de la r\u00e9alit\u00e9 du tournage. Puis au montage, je r\u00e9organise cette mati\u00e8re en y ajoutant la voix off pour redonner de la coh\u00e9rence narrative\u00a0\u00e0 cet ensemble h\u00e9t\u00e9roclite \u00bb, explique-t-il. Sc\u00e8nes compos\u00e9es comme des tableaux, alternance de textures d\u2019images (DV et 16 mm), d\u00e9synchronisation du son et de l\u2019image, musique de Schubert (film\u00e9e en train d\u2019\u00eatre jou\u00e9e) devenant personnage \u00e0 part enti\u00e8re, Vincent Dieutre cherche \u00e0 inventer de nouvelles formes de r\u00e9cit, reflet contemporain de la modernit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Ce qui m\u2019int\u00e9resse c\u2019est de jouer par associations libres entre diff\u00e9rentes formes d\u2019art pour tenter de rendre compte du d\u00e9sordre et de la beaut\u00e9 de notre \u00e9poque \u00bb. Ce travail de cin\u00e9aste-artiste m\u00e9nage une place nouvelle au spectateur : \u00ab\u00a0Pour ouvrir le champ des perceptions et nourrir l\u2019imaginaire du spectateur, j\u2019essaie de lui faire entendre quelque chose d\u2019inou\u00ef (non entendu auparavant) \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Quand l\u2019objectif rencontre le subjectif\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Avec ses films pour parties autobiographiques qui interrogent l\u2019\u00e9tat du monde contemporain, Romain Goupil se m\u00e9fierait plut\u00f4t du surgissement de son imaginaire qui peut \u00ab\u00a0s\u2019emp\u00eatrer dans les clich\u00e9s\u00a0\u00bb. Parfois, au hasard d\u2019une situation de d\u00e9calage par rapport au r\u00e9el, un \u00ab\u00a0flash\u00a0\u00bb surgit provoquant le rire ou l\u2019\u00e9motion. Et certains de ces morceaux de \u00ab\u00a0pur imaginaire\u00a0\u00bb se transforment alors en id\u00e9es de sc\u00e9nario. Plus il avance dans sa filmographie et plus Goupil s\u2019affranchit des contraintes narratives pour retrouver le sentiment de libert\u00e9 de ses films d\u2019enfance en 8 mm\u00a0: \u00ab\u00a0 Le r\u00eave serait d\u2019avoir quelques notes et d\u2019enrichir cette trame de la rencontre des personnages, des situations et des lieux pendant la phase de rep\u00e9rages. Une atmosph\u00e8re, une lumi\u00e8re ou un visage vont alors r\u00e9activer mon imaginaire et me rapprocher au plus pr\u00e8s de ce que je cherche intuitivement \u00bb. M\u00e9langeant fiction et documentaire, son prochain projet devrait l\u2019emmener vers la Tch\u00e9tch\u00e9nie, le Kosovo et la Bosnie \u00e0 la recherche de certains visages crois\u00e9s furtivement et qui, depuis, taraudent son imaginaire\u2026<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au cin\u00e9ma, tous les attributs du r\u00eave sont rev\u00eatus de la pr\u00e9cision du r\u00e9el\u00a0\u00bb, constatait d\u00e9j\u00e0 Paul Val\u00e9ry. Inventeur du cin\u00e9ma-v\u00e9rit\u00e9 pour certains, Jean Rouch, ethnographe, po\u00e8te et cin\u00e9aste renverse cette proposition\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019imaginaire c\u2019est le r\u00eave que tous les artistes, les cin\u00e9astes et les po\u00e8tes essaient de rendre vrai. C\u2019est une remise en question g\u00e9n\u00e9rale du monde et une rupture d\u2019interdit \u00bb. Et pour que son cin\u00e9ma reste un \u00ab\u00a0sacril\u00e8ge permanent \u00bb, Rouch place l\u2019improvisation, \u00ab\u00a0ce truc irrempla\u00e7able pour capturer le hasard objectif cher aux surr\u00e9alistes \u00bb, au c\u0153ur de son travail.<\/p>\n<p><strong>Au-del\u00e0 des genres et des formats<\/strong><\/p>\n<p>Avec ses moindres enjeux commerciaux, le court m\u00e9trage favorise-t-il le d\u00e9ploiement de l\u2019imaginaire ? \u00ab\u00a0Seuls quelques rares auteurs saisissent la libert\u00e9 cr\u00e9ative qu\u2019autorise ce format\u00a0\u00bb, r\u00e9pond St\u00e9phane Kahn de l\u2019Agence du court m\u00e9trage. L\u2019exception peut venir des films d\u2019animation: \u00ab\u00a0Ils permettent \u00e0 leurs auteurs de d\u00e9brider leur imaginaire. Empruntant parfois \u00e0 la mythologie et aux contes, certains films comme \u00ab\u00a0l\u2019Infante, l\u2019\u00e2ne et l\u2019architecte\u00a0\u00bb de Lorenzo Recio osent aussi des \u00e9chapp\u00e9es visuelles tr\u00e8s stimulantes m\u00e9langeant images de synth\u00e8ses, prises de vue r\u00e9elles et effets num\u00e9riques \u00bb, analyse St\u00e9phane Kahn.<\/p>\n<p>Venu du court m\u00e9trage, Eric Zonca a connu son r\u00eave de cin\u00e9aste avec \u00ab\u00a0La vie r\u00eav\u00e9e des anges\u00a0\u00bb, un film \u00e0 la trajectoire id\u00e9ale. Pour lui, l\u2019envie de cin\u00e9ma commence par les images et non par les mots. Il aime les cin\u00e9astes capables de bousculer un sc\u00e9nario. Sans construction dramatique pr\u00e9d\u00e9finie, son \u00e9criture est plus physique que mentale. Zonca \u00e9crit \u00ab\u00a0\u00e0 la sauvage, comme on creuse une tranch\u00e9e\u00a0\u00bb. Au d\u00e9part d\u2019un projet, une \u00a0vision\u00a0 \u00e9motionnellement forte, une intuition porteuse de sens : \u00ab\u00a0 J\u2019ai \u00ab\u00a0vu\u00a0\u00bb d\u00e8s le d\u00e9part la derni\u00e8re s\u00e9quence de \u00ab\u00a0La vie r\u00eav\u00e9e des anges\u00a0\u00bb, et, bizarrement, je connais d\u00e9j\u00e0 l\u2019image finale du film que j\u2019\u00e9cris en ce moment \u00bb. Cette vision se d\u00e9place ensuite \u00e0 travers le sc\u00e9nario et c\u2019est en l\u2019\u00e9crivant que son film\u00a0se d\u00e9voile :\u00a0 \u00ab\u00a0Pendant l\u2019\u00e9criture, mon imaginaire fonctionne comme l\u2019humus sur lequel s\u2019\u00e9l\u00e8ve l\u2019histoire \u00e0 raconter\u00a0\u00bb. Le point d\u2019arriv\u00e9e du film comme point de d\u00e9part du projet. La fin comme commencement\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019\u00e9cris avec une cigarette que je n\u2019allume pas. Ce rituel me permet de d\u00e9coller et de plonger dans mon imaginaire pour voir et entendre mes personnages. Ensuite, je n\u2019arr\u00eate pas de reprendre le premier jet avec des partenaires d\u2019\u00e9criture capables de s\u2019engouffrer dans mon histoire pour en augmenter le champ des possibles\u00a0\u00bb. En cas de blocage, Eric Zonca part marcher dans les rues de Montmartre. Une balade dans son imaginaire \u00e0 la recherche d\u2019un geste ou d\u2019une attitude qui \u00e9claireront ses personnages. Son prochain film marquera une rupture avec le cin\u00e9ma \u00ab\u00a0social\u00a0\u00bb qu\u2019on lui conna\u00eet et proposera au spectateur \u00ab\u00a0une immersion dans un univers imaginaire obscur o\u00f9 tout ne sera pas explicit\u00e9\u00a0 \u00bb.<\/p>\n<p>Tout juste 50 ans \u00e0 eux deux, Amrane Lamiri et Michael Beaufr\u00e8re sont devenus ins\u00e9parables. Une relation d\u2019\u00e9criture sans hi\u00e9rarchie bas\u00e9e sur une v\u00e9ritable amiti\u00e9. Leur terrain de jeu\u00a0: la com\u00e9die grand public labellis\u00e9e \u00ab\u00a0nouveau rire\u00a0\u00bb. Dans la mouvance de Jamel Debouzze et du r\u00e9alisateur Djamel Bensalah (nouveau poulain de la Gaumont), ils alternent commandes et projets personnels (\u00ab\u00a0Kelif et Deutsch \u00e0 la recherche d\u2019un emploi\u00a0\u00bb est diffus\u00e9 dans l\u2019Hyper Show de Beigbeder sur Canal Plus). Ces jeunes sc\u00e9naristes autodidactes incarnent la g\u00e9n\u00e9ration t\u00e9l\u00e9 dont l\u2019imaginaire a \u00ab\u00a0bouff\u00e9 de l\u2019image\u00a0\u00bb. G\u00e9n\u00e9ration zapping, mix des r\u00e9f\u00e9rences\u00a0: \u00ab\u00a0Fernand Raynaud dig\u00e9r\u00e9 par les Monthy Python\u00a0\u00bb. Un imaginaire nourri aussi de \u00ab\u00a0leurs trucs persos et ceux de leurs amis \u00bb. Leur m\u00e9thode de travail\u00a0: le ping-pong imaginaire. Les id\u00e9es y rebondissent en permanence et l\u2019imaginaire de l\u2019un y alimente celui de l\u2019autre\u00a0: \u00ab Tout est permis. Le partenaire sert de public imm\u00e9diat. On joue les sc\u00e8nes en improvisant pour rep\u00e9rer les sous-sens des dialogues d\u00e9clencheurs de rire et pour trouver les gags qui font mouche \u00bb. Sport du neurone, la gymnastique de l\u2019imaginaire fatigue ses pratiquants. Et pourtant, dans les transports ou m\u00eame chez eux, ils continuent\u00a0: \u00ab\u00a0Sans imaginaire, on est mort. Pour nous, l\u2019\u00e9criture est un jeu. C\u2019est magique\u00a0de se dire que notre imaginaire va faire voyager, rire et r\u00eaver les gens \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Les rois de l\u2019imaginaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>M\u00e9li\u00e8s d\u00e8s l\u2019origine, Lynch aujourd\u2019hui\u2026 Alchimistes de l\u2019image inventeurs d\u2019un nouveau langage cin\u00e9matographique, les rois de l\u2019imaginaire ont marqu\u00e9 l\u2019histoire du cin\u00e9ma. \u00c0 la mani\u00e8re des surr\u00e9alistes subvertissant les syst\u00e8mes de repr\u00e9sentations de leur \u00e9poque, ces cin\u00e9astes proposent de nouvelles exp\u00e9riences sensorielles qui \u00e9largissent et nourrissent notre imaginaire. Pass\u00e9 dans le langage courant comme le r\u00e9f\u00e9rentiel d\u2019un imaginaire devenu collectif, l\u2019adjectif \u00ab\u00a0fellinien\u00a0\u00bb n\u2019\u00e9voque-t-il pas d\u00e9sormais un univers foisonnant ou l\u2019exc\u00e8s visuel le dispute \u00e0 l\u2019onirisme. Pour\u00a0laisser toute sa libert\u00e9 \u00e0 l\u2019imaginaire du spectateur, le maestro italien n\u2019a jamais accept\u00e9 d\u2019inscrire le mot fin sur un \u00e9cran.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 (Image de mon ami Christian Roux) Allez, allez&#8230; Contextualisons Ce article a \u00e9t\u00e9\u00a0publi\u00e9 dans feu l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re et pourtant excellent magazine Synopsis \u00a0Sc\u00e9naristes, auteurs r\u00e9alisateurs\u2026 Pour \u00a0\u00ab\u00a0faire son cin\u00e9ma\u00a0\u00bb, chacun puise all\u00e8grement dans son imaginaire. Quelles sont les sources de leur inspiration\u00a0? Quelle place occupe l\u2019imaginaire dans leur travail\u00a0? 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